un citoyen tout seul

3 mai, 2010

TAP

Classé sous Non classé — uncitoyentoutseul @ 9:26

(Ici Poitier’s speaking)Un citoyen tout seul est partial, partisan et bla-blogueur face à la farce hypocrite qu’est devenu le débat démocratique dans nos sociétés développées. Réédition d’un pamphlet paru sur papier, la veille de l’inauguration du TAP et qui m’ a paru bien d’actualité. De l’inconquence des élus.

65

65 quoi ? Ben millions d’euros ! Enfin, c’est c’ qu’on m’a dit …c’est c’que j’ai lu. Polémiquerait-t-on autour du TAP ? Nouveau fleuron d’une culture de gauche qui s’est mise à rêver prestige et paillettes un peu à l’image d’un certain petit nicolas, ce temple dédié aux arts et à la postérité me fait gerber. Plus que démesuré, je le trouve incohérent, indécent et honteux. Il illustre, une fois de plus, qu’on peut s’asseoir sur ses valeurs et aimer péter plus haut que son cul. Poitiers, capitale régionale culturelle ! On se croirait revenus en pleine III è République avec ses notables, ses bobos, ses instituteurs bien pensants, ses précepteurs patentés et ses guides éclairés en charge d’une population d’abrutis.

Pensé et écrit à la va-vite et à la maison


10 mars, 2010

Classé sous Non classé — uncitoyentoutseul @ 12:48

autodali2.jpg soon…

3 mars, 2010

‘lu

Classé sous Non classé — uncitoyentoutseul @ 15:18

Pour sa 15è édition, Un citoyen tout Seul sacrifie à la modernité ambiante, et plus très fraîche, des nouvelles technologies, mais reste cette parole libre, livrée au gré des humeurs , un billet solitaire, fantasque et partial, de papier en net. Fini le jeu de l’anonymat pour rigoler, fini l’a-technologique des 100 tracts distillés au compte-gouttes. Ma thérapie perso pour ‘canaliser’ (dit-on à mon endroit), mes excès d’adrénaline, d’indignation et de passion, mon égotisme mués en web. En ligne , un regard oblique sur l’actualité Albert Camus et sa non-rencontre avec George Orwell, en souvenir de Winston et julia. J’assume ma sensiblerie teenage et mes entorses à la syntaxe. 25:2:10

!

2 mars, 2010

George et Albert

Classé sous Non classé — uncitoyentoutseul @ 13:33

Je me révolte, donc nous sommes
orwell.jpgcamus1.jpg

En plein au cœur des célébrations et rééditions commerciales plus tournées vers le lucre que l’intellect, je me fais baiser la gueule et je relis L’homme révolté, un des tubes de mon adolescence littéraire. Quelques temps après, au hasard de nouvelles lectures exiguës, on me reparle de Georges Orwell, autre héros de mon panthéon prépubère. Et de prendre conscience que ces 2 grandes figures, bien que contemporaines, ne se sont jamais rencontrées, ni même conversées.Certes, la mort a violemment mis fin à leur carrière à l’âge de 46 ans, mais ce n’est pas ce qui éclaire l’indéniable parenté de leur parcours. L’impérialisme colonial est plus probant et déterminera leurs destinées futures. L’un est anglo-indien, l’autre algéro-français : «Je fus placé à mi-distance de la misère et du soleil» s’écrit Albert. George, Éric à l’époque, dégoûté de faire le flic en Birmanie et d’incarner une autorité britannique hypocrite et honnie, quitte définitivement les Indes. Les accointances prennent forme.

Quittons la Terminale A2 et allons plus loin. Camus et Orwell, dont la seule distance fut la Manche, méritent bien plus que l’exercice littéraire des biographies comparées, même si les hasards sont parfois troublants. Il ne s’agit pas tant d’itinéraires communs, que de 2 hommes, 2 intellectuels, 2 penseurs qui payèrent un lourd tribut à leur indépendance d’esprit; 2 antistaliniens, au mauvais moment, mis au ban de l’intelligentsia de gauche; 2 penseurs prophétiques- 1984, c’est aujourd’hui et non en 1948, comme s’obstinent à ressasser les amateurs de stéréotypes-; 2 pensées lumineuses au discours parfaitement et obstinément intelligible, éloquent, dense et limpide : avec Le Mythe de Sisyphe, plus besoin d’ontologie, de stoïciens, ni de phénoménologie mais des fables allégoriques bien torchées comme La Peste, La Ferme Des Animaux; 2 hommes qui écrivent simple le monde tordu des idées et le monde du monde dans sa réalité, sa crudité où ils puisent avec leur humanité, leur matière narrative; 2 brillants stylistes qui exècrent également le mensonge, l’english way of live (Et vive l’apidistra !), les glossateurs de gauche, les révolutionnaires de salon, planqués derrière leurs paraboles, leur algèbre mentale et leur conformisme. Pour Orwell et Camus, une chose est claire, l’écriture est indissociable de l’engagement. On ne peut pas seulement se satisfaire de mots, se complaire à ne rien faire. Ils ne sont pas adeptes de la béatitude, il leur faut de l’action. En 1937, Orwell s’engage au côté du POUM dans une milice néo trotskiste et non au sein des Brigades Internationales. Il fera les frais de la solidarité des Kamarades de l’Internationale qui les mettront en pièces et en ramènera Hommage à la Catalogne, la police franquiste à ses basques. En Algérie, le jeune Camus, encore journaliste communiste, dénonce violemment la misère des musulmans et appelle, bien avant le FLN, à l’émancipation du peuple algérien. On le contraint à quitter Alger pour aller s’agiter ailleurs, en métropole.

Sont-ils 2 naïfs épris de lettre et d’action, 2 romantiques perdus dans des rêves utopiques ou 2 hommes lucides d’une étonnante actualité ? On l’a 1000 fois dit, mais de l’avis de la mécanique stupide d’un 21e siècle outrageusement désengagé et décourageant, entre médiamétrie et ennui, la 2è option sera sans conteste la bonne. Orwell affiche son profond dégoût pour les mondanités, il leur oppose principes éthiques, intégrité, bienveillance. Camus oppose aux dialecticiens, une rigueur morale qui nourrit le propos des Justes. Ils rêvent d’utopies mais sont, dans le même temps, dégagés des illusions modernistes. Ils sont lucides.

(suite…)

5 février, 2010

man ray

Classé sous Non classé — uncitoyentoutseul @ 11:47

soon

11 octobre, 2009

MURS DE POITIERS LE 10-10-09

Classé sous Non classé — uncitoyentoutseul @ 9:08

Florilège des slogans graffités glanés rue Jean Jaurès après la manifestation anti-prison et les saccages qui s’en sont suivies, et aussi grande irritation. Relevé matinal avant leur effacement systématique par les services municipaux. Il ne faut pas être grand clerc pour déceler dans ces messages, 3 préoccupations : haine, frustration et misanthropie démesurée. Illustration.

Les prisons en feu, les matons au milieu – détruisons ce qui détruit – la paix, c’est la guerre – feu aux centres de détention – travailler tue – sabotons le travail train train -  beau comme une taule qui brûle – on vomit ce monde de merde – la plus belle jeunesse meurt en prison – état terroriste – nous détruirons votre monde – guerre sociale – kill the pig – faisons du cassoulet policier – la police, c’est dans la tête – on va faire du lèche vitrine – policide – une bonne émeute – contribution à la guerre en cour – éjacules tes désirs – guerre au travail -  porque vivimos en guerra – matons SS – burn poitiers burn -  sédition infinie – le monde est une taule, brûle-le – annie aimes les sucettes decaux – évasion générale – terrorise la paix – brûlez la marchandise – contre performance – nous sommes partout, nous voulons tout – la rage vit – consommer bio, c’est toujours consommer – détenus de l’intérieur - la citoyenneté tue.

Cette rhétorique de la destruction/no future n’est pas nouvelle Mais elle devient systématique. Rien de constructif, ni de positif dans ce fatras. Interrogeons- nous sur ses causes et cherchons des solutions (certainement pas à la manière des politiques qui exploitent ces dérives pour justifier leur répression). Il est tout de même scandaleux, qu’une fois de plus, les médias locaux puis nationaux aient fait une relation tronquée et partiale de l’événement et largement pratiqué l’amalgame manifestants pacifistes anti-prisons/casseurs opportunistes et violents.

 

 

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